Cette année, le brûlage maronne fut euphorique, féérique, magnifique . Tout ce que vous voulez ! Je ne répondais plus de rien, je faisais la folle, je sautais partout, je criais pour rien . . . C'était génial ! Ophélie et moi avons failli perdre nos chaussures, mais ce n'était qu'une folie de plus, après tout ! La maronne, nous l'avons touchée assez pour une année de bonheur, je pense ! Pour retrouver ses amis, la grosse galère, puis la chenille, les labyrinthes d'où nous sommes sortis sans grand mal, etc . Et puis, à deux heures du matin, on rentre à la maison, dans les ruelles obscures de la ville d'Ath, fatiguée mais toujours aussi heureuse ! Et puis, j'étais si contente d'être avec Loïc et Débo !
Le samedi, le fameux mariage . La grosse cloche sonne, mais ce fut sans moi, ou en tout cas, je n'étais qu'au pied de l'église, pas à l'intérieur ! Puis il a fallu suivre les bleus, ces soldats français à l'allure fière, dont mon frère est le porte-drapeau et mon père fait "Tam tam tam" avec son beau tambour . Les vèpres durent longtemps, longtemps, encore heureux que nous puissions les passer à l'extérieur, avec Ophélie, à papoter de tout et de rien . Puis le premier Grand Gouyasse . Nous l'avons bien vu, puisque les géants sont grands ;-) Puis, le combat. Là, nous n'avons absolument rien vu, contrairement à l'année passée . Avec Ophélie et Cyril, nous avons lu la déception sur les personnalités du balcon de l'hôtel de ville . . . Il avait raté, encore une fois, malgré le trou énorme . Malgré cela, quelques applaudissements . De toute façon, personne n'avait rien vu . Il y avait un monde de dingue, voilà tout . Une tarte chez Dilette, puis une rencontre avec un Mr complètement soual . Ce que je peux retenir et comprendre de tout ce qu'il m'a raconté : "La matrice, c'est le pain". Et selon lui, Line a "Des yeux comme la station Princesse Elisabeth où l'on va puiser de l'or" . Tout à fait, Monsieur, tout à fait . . . Vaca Loca, où l'on y a très bien mangé, malgré mon mal de dos exceptionnel . . . Puis la Farandole, percussions en tout genre . C'était très beau, mais je ne rêvait que d'une chose : un lit pour soulager ce mal de dos que je maudissais tant . Elise et Ali, en super gentilles filles qu'elles sont, m'ont reconduites à la maison . À onze heures j'étais au lit .
Dimanche . Cortège . Jusqu'à onze heures, Line et moi sommes restées à la maison . Puis il a fallu aller jusque chez parrain, puis jusque chez mamy, puis nous sommes allés rejoindre les bleus, puis retour chez parrain pour préparer des petits pains pour papa et Loïc, puis retour jusqu'aux bleus pour donner les petits pains, puis retour jusque chez parrain pour préparer les apéritifs et le champagne que papa et Line offraient aux bleus à l'occasion de leur mariage . . . Bref, une avant-midi plus qu'ennuyante, inutile et . . . Nulle ! Un dimanche de ducasse, faire autant d'aller-retour qui, selon moi, n'avaient rien d'intéressant, c'est pitoyable . . . Nous avons mangé, c'était très bon . Puis nous avons attendu que cette foutue pluie ait la gentillesse de laisser le terrain au soleil . Inutile . . . Le Bon Dieu est Athois, disons-nous, mais aujourd'hui . . . Il avait sans doute oublié ! Alors, ils sont tous sortis avec des imper, les géants aussi . Ah, c'était beau, j'vous dis, c'était beau . . . Ca discutait ferme pour annuler le cortège, mais finalement, la pluie a cessé plus ou moins, sans toutefois laisser le soleil pointer le bout de son nez . Nous sommes restées encore chez parrain, puis nous sommes allées, avec Line toujours, chez Pino, retrouver une de ses amies . Franchement amusant . . . On ne voyait pas le cortège, et je m'ennuyais à mourir . Puis Adélaïde . Un tour sur la chenille, où il y avait trop de monde, puis on suit les bleus qui mettent à mort Samson . Chouette, mais pas exceptionnel . Direction St-Julien, où nous avons retrouvé Débo et Elise . Il y avait un monde fou, et pourtant je trouvais qu'il n'y avait pas autant d'ambiance que les années précédentes . Il fallait dire que j'avais encore mal au dos . Direction le pont du Gard, où nous avons vu le dernier Grand Gouyasse, mais de très loin . . . J'ai au moins reçu ma cartouche de mon frangin adoré, et je lui dis merci ! J'en avais tant envie, malgré le peu de joie que j'ai laissé voir lorsque vous m'en donniez une les années précédentes . . .
Je dirais que cette ducasse m'a déçue . N'étais-je pas avec les bonnes personnes au bon moment ? N'étais-je pas au bon endroit au bon moment ? Ce doit être cela . Ce foutu mal de dos, cette emmerdeuse de pluie, tout cela a dû jouer un rôle, mais toujours est-il que . . . L'année prochaine, ce sera mieux .
Conclusion : Vive le super-méga génial vendredi . . . Chouette samedi . . . Dimanche à oublier . . . Mais je maintiens : la Ducasse, c'est génial ! N'essayez pas de me faire dire ce que je n'ai pas dit !
