Injustice & Autres . . .

Injustice & Autres . . .
Petite fille riche .

Ce n'est qu'un gamin,
Mais déjà il avance,
Fusil à la main,
Droit vers la souffrance .
Il fait le beau, il fait le fier,
Il a tué son premier ennemi,
L'ennemi de son peuple et de ses frères,
Juste un inconnu à qui il a ôté la vie .

Ce n'est qu'une gamine
Au futur déjà assombri
Par les ténèbres de la mine
Qui l'engloutissent matin et nuit .
Mais elle garde l'espoir
De voir un peu de couleurs
S'introduire dans sa vie si noire ,
Et sourit en pensant au mot bonheur .

Que ce soit enfant battu
Ou enfant soldat,
La Terre est peuplée d'inconnus
Pour qui la vie est un combat .
Mais ils restent forts,
S'accrochent à chaque espoir,
Et ils sourient encore
Malgré leur désespoir .

Et à l'autre bout de la Terre,
Petite fille riche se plaint
Et pique des colères
Dès le petit matin .
Et il faudrait encore
Parce qu'elle a mal au dos
Qu'on pleure sur son sort .
C'est ça, la dure vie de château .

# Posté le dimanche 09 août 2009 12:07

Modifié le dimanche 09 août 2009 13:12

Et quand il faut souffrir en silence . . .

Et quand il faut souffrir en silence . . .
Parce que rien n'est éternel, sinon la mort .

Parce que les gens changent en bien .
Ou changent en mal .
Parce que les choses évoluent .
Ou régressent .
Parce que le monde est transformation .
De la forêt qui disparaît à l'herbe qui pousse .
Parce que rien n'est éternel .
Sinon la mort .


Silence . Silence . Silence . . .
C'est un silence assourdissant . Le silence du vide qui m'entoure . Le silence d'un portable qui ne veut pas sonner . Le silence d'une respiration que je n'entends pas . Le silence d'un coeur qui bat loin du mien . Le silence d'un rire qui n'éclate pas . Le silence des voix qui parlent pour ne rien dire . Le silence des rires trop bruyants pour être sincères . Le silence d'une salle bondée . Quoique je fasse, je n'entends que le bruit de ce silence . C'est un silence assourdissant .
Je me suis barricadée derrière un mur de silence pour ne pas avoir à dire trop de mensonges . J'ai évité les conversations pour ne pas avoir à sourire trop longtemps . Je trouvais le monde vide de sens, et chaque mot me semblait inutile . Je me suis coupée des autres pour ne pas devoir faire semblant . Je n'essayais même plus d'assembler les mots que j'entendais pour former des phrases . J'étais perdue dans un océan de silence . Seul le chant des étoiles me ramenait brièvement à la réalité . Ou plutôt à un moyen d'évasion . Je ne pouvais qu'observer le ciel en attendant que quelqu'un m'arrache à cette douce mélodie . En attendant qu'il me plonge à nouveau dans le monde réél auquel je n'appartenais plus . Et j'espérais silencieusement que quelqu'un efface tous les silences de ma vie, qu'il me parle et m'écoute sans faire semblant . Que quelqu'un, enfin, dise quelque chose d'intéressant . Mais il n'y avait toujours que le silence .

Seule .
C'est une solitude étouffante . La main qui n'est pas là pour vous aider à avancer . Le chemin qui vous semble soudain trop dangereux, sans personne pour vous rattraper si vous trébuchez . Le sourire qui vous suffisait à vous rendre heureuse qui ne sourit plus . Le regard qui est trop loin pour vous donner confiance en vous . Le monde qui tourne sous vos yeux sans que vous valsiez avec, parce que vous n'avez personne avec qui danser .
La foule se presse autour de votre corps immobile, et vous vous sentez seule . Les gens se succèdent pour vous dire bonjour, et vous vous sentez encore seule . Un être sans importance vous prend la main ou vous serre dans ses bras, alors vous le repoussez, et vous vous sentez toujours seule . Six milliards de terriens, et vous vous sentez tellement seule . . .
C'est cette solitude qui vous étouffe, et qui vous empêche de respirer . Mais la présence de quelqu'un vous importune, et vous cherchez trop vite à la fuir . Vous ne supportez que cette solitude qui vous ronge, alors vous vous éloignez de l'indécente banalité des gens qui vous entourent . Et vous savez que la seule personne avec qui vous ne vous sentez pas seule ne viendra pas, mais vous attendez quand même .
Et vous restez là, la main vide, sans personne pour vous serrer très fort dans ses bras quand ça va mal . Vous restez là, et vous ne savez pas très bien pourquoi . Mais votre main est toujours vide .

Perdue . Dans une mer de silence et de solitude .
J'ai trop souvent décidé de fuir la compagnie ces derniers temps . J'ai trop souvent choisi le silence comme réponse . C'était si facile de mettre sa vie sur pause et d'attendre . C'était si facile de rêver à son futur utopique . Si facile aussi de se dire qu'on aurait tout le temps plus tard . Alors, j'ai décidé d'oublier la vie réelle pour un moment, le temps que quelqu'un brise le silence et efface la solitude . Et je n'ai pu que constater qu'il est si facile de regarder passer sa vie les mains dans les poches . Le train passe si vite . Vous clignez des yeux et l'instant d'après, il n'est plus là . Et moi, j'ai cligné des yeux trop longtemps . Je suis perdue . Je ne reconnais pas ma voix, ni ce ton blasé . Je n'arrive plus à parler, j'observe . Je me sens étrangère aux autres, à ma vie, à moi . Je m'observe dans la glace, et je ne me trouve pas . Ce mois de silence et de solitude m'a transformée en une fille silencieuse et solitaire . Blasée . Presque hautaine . Et ennuyée par le monde entier . Pour combien de temps encore ? Je suis perdue dans un comportement que je ne comprends pas . Je me suis perdue sur le chemin .

Et j'ai peur .
J'ai peur de regardé le sable s'écouler sans rien faire d'autre qu'attendre que le dernier grain tombe . J'ai peur de me rendre compte trop tard que ma vie m'avait filé entre les doigts . J'ai peur de ne pas rattraper le train de ma vie . J'ai peur de ne jamais apprendre à danser au rythme du monde . J'ai peur de m'égarer dans cette foule sombre qui tourne si vite qu'elle me semble floue . J'ai peur de la société et du monde qui m'entoure . J'ai peur de rester seule sur un chemin abandonné, perdue dans un désert de silence . J'ai peur que jamais personne ne brise le silence et n'efface la solitude . J'ai peur de trouver le reflet d'une inconnue dans le miroir . J'ai peur de me perdre . Mais tout ça n'est rien, comparé à la peur que j'ai de te perdre . . .
Je vis dans la peur d'un monde qui ne change pas, et d'un monde qui change trop vite pour que je puisse en profiter . Je vis dans la peur de tomber, et dans celle de ne jamais prendre de risques . Je cherche ce que je veux et ce que je ne veux pas, mais j'ai bien peur de ne pas savoir . J'ai juste peur de me perdre . D'être seule . Que le temps me joue des tours . Et puis, j'ai peur d'avoir peur . . .

Et s'il n'y a personne pour valser avec moi, j'apprendrai à danser toute seule .

# Posté le samedi 08 août 2009 15:35

Modifié le dimanche 09 août 2009 12:13

Dangerous . . .

Dangerous . . .
Ce qui me fait mal me fait du bien, ce qui me blesse me rend plus forte . . .

Je pourrais courir des heures, à bout de force, pour sentir cette douleur des cuisses aux orteils . Sentir les élancements dans mes jambes pour oublier des souffrances bien plus profondes . Je courrais des heures avant de peut-être lâcher prise, avant que mes jambes ne flanchent et que mon corps, inerte, heurte le sol . Juste pour me prouver que je peux dépasser mes limites . Je ne m'arrêterais que lorsque j'y serais obligée, toujours plus loin, toujours plus vite . Mettre mon esprit sur pause et une jambe devant l'autre . Courir pour oublier, ne plus entendre que la respiration qui se meurt secondes après secondes . Courir jusqu'à s'évanouir . . .

Un couteau sous ma gorge me fait frisonner jusqu'aux orteils, mais la peur n'y est pour rien . L'adrénaline se répand lorsque le couteau tranchant effleure ma peau, et un sourire se dessine lorsque la pointe se veut plus dangereuse . . . Je tremble à l'idée que sa trajectoire pourrais soudain dévier, que la main qui le tient pourrait trembler et blesser . La lame froide d'un poignard incrusté de diamants sur ma poitrine me rend folle . Alors je ferme les yeux et je savoure le goût de la mort qui rôde tel un vautour, impatiente que le poignard fasse un faux mouvement et qu'il s'abatte sur mon coeur dans un geste maladroit . Je voudrais m'ouvrir la peau pour voir couler le sang et les larmes . J'imagine volontiers le sourire sadique de miss Victoria, approchant ses dents glaciales de mon cou . . .

Les falaises, les hélicoptères, les avions, les grands bâtiments, tous m'attirent . Ma raison a le vertige, ma tête tourne, mais ma folie me pousse en avant et m'ordonne de sauter . Je voudrais être libre, je voudrais me sentir vivre juste une dernière fois . Je sentirais l'air fouetter mon corps, mes cheveux voleraient derrière moi, mon âme resterait en haut tendis que je fendrais l'air à une vitesse vertigineuse . Je n'aurais pas peur, je n'aurais pas mal . Je me sentirais libre, totalement libre . Je volerais, comme d'autres un jour ont volé avec un parachute amortissant leur chute . Tout deviendrait de plus en plus grand, de plus en plus vite . L'ivresse de la vitesse me submergerait, la tête me tournerait, mais je serais pleinement heureuse . Je fermerais les yeux au dernier moment, et . . .

Je peux souffrir en silence . Ne rien dire, pour que la douleur ne blesse que moi . Les mots restent dans mon esprit, tourbillonnant comme une tempête dévastatrice . Les mots restent sans voix, puisque personne ne peut les entendre . Je peux faire semblant . T'offrir un sourire et rire avec toi, te prendre dans mes bras et sauter de joie . Je peux attendre le soir, perdue dans le noir, pour verser de silencieuses perles salées et trembler discrètement . Je peux attendre que tes yeux se ferment, te tourner le dos pour enfin craquer . Je peux te regarder dormir, incapable de trouver le repos . Je peux te murmurer des mots dont tu ne te souviendras pas à ton réveil, pour que s'appaise ma douleur . Je peux m'habiller d'orange et de rose, crier que j'ai le sourire, sans toutefois oublier la boule dans ma gorge . Être heureuse pour te faire plaisir . . .

Oublier par la douleur, oublier par le silence . . .

# Posté le dimanche 17 mai 2009 12:52

J'aimerais tant . . .

J'aimerais tant . . .
Eux . . . Merci d'être là . . .

J'aimerais tant lui tendre la main et lui promettre . . .
« Viens, attrape ma main, que je te sorte de ce monde qui n'est le tien . Ensuite, tu prendras mes doigts, et m'emmèneras où bon te sembleras . . . »
Mais est-ce vraiment possible ? J'en ai certes envie, mais voudra-t-elle de ma compagnie ? Miss Indépendante n'a point besoin de sa petite soeur collante, et pourtant, j'aimerais tant lui faire comprendre qu'elle compte tellement pour moi . Que je ne veux pas la voir partir loin . Et puis est-ce possible ? L'accompagner au bout du monde, à nous deux ? Je n'y crois guère . D'abord parce que je ne suis pas la seule à vouloir lui tenir compagnie, ensuite parce que nous n'avons pas la même vision des choses . Elle est sûre d'y parvenir, je vois déjà plein de problèmes . Elle a l'esprit libre et ouvert, je ne vois qu'une seule voie possible .
Mais pourtant, c'est son rêve, et j'y crois . Je crois en elle, parce que la magie, ça la connaît, parce qu'elle est déterminée et forte, alors, chérie, je crois en ton rêve . Tu y arriveras, avec ou sans moi, et si je m'incruste dans tes bagages, pardonne-moi !

J'aimerais tant lui ouvrir les bras et lui hurler . . .
« Ma folle à moi, ma Gouzi ! Merci d'être là, sans toi je ne sais pas comment je supporterais nos Barbies préférées ! »
Mais ce n'est pas toujours facile à dire . Parfois la mauvaise humeur ou la tristesse l'emporte sur le reste et tu pestes contre moi . Parfois ma susceptibilité ou ma jalousie dépasse les bornes et tu en as ta claque . Sincèrement, je comprends . Mais parfois aussi, la prof de gym serait fière de voir qu'on fait vraiment travailler nos abdos . Parfois aussi, on se tape un fou rire à cause d'un simple regard . C'est ces parfois quotidiens que je retiens, ces parfois qui sont plus des souvents que des parfois . C'est cela qui fait que tu seras toujours ma n'amie, ma Lulu que j'aime, la grande folle blonde à la voix détestée ! Les "Jaspeeeer" hurlés en choeur ou les retrouvailles au beau milieu de la cour de récré, tout ça, je n'oublierai jamais .
T'es plus que ma n'amie, t'es ma folle de coeur ! xD ! J'voudrais qu'on grandisse ensemble et qu'on n'oublie jamais ces délires, p'têt même qu'on se partage un kot, en bonnes ados irresponsables que nous serions alors . . . Ma Gouzi préférée =P

J'aimerais tant la serrer dans mes bras et lui murmurer . . .
« Petite puce, peu importe les années qui ont passé, tu es restée la Miss de mon enfance ! »
Huit ans et aliées contre le groupe de Barbies de notre classe . Huit ans et une heure et demie de papote sur l'heure de midi, de papote où je sais pas ce qu'on pouvait bien se dire pendant une heure et demie . Huit ans, maintenant, on en a 13 . Toi en deuxième, moi en troisième, la faute au destin, mais je ne regrette rien . Tu le sais, tu es celle qui a toujours su me rendre le sourire, la plus timide, la plus discrète, folle sur les bords mais tellement adorable . On n'est plus aussi souvent ensemble qu'avant, et pourtant ça ne me dérange pas . Des sourires complices, des clins d'oeil discrets, rien de plus compliqué .
Tant de secrets échangés, tant d'heures passées ensemble ne s'effacent pas en quelques années . . .

J'aimerais tant m'assoeir et leur raconter ma journée . . .
Les faire rire sans qu'ils ne se lassent de ma présence . Leur faire comprendre que je les aime, qu'ils comptent pour moi . Mais ma patience est limitée, et devoir tout expliquer mille fois, ce n'est pas mon fort . Alors je m'enferme dans cette pièce qui est maintenant la mienne pour surfer sur Internet . . . C'est triste, tellement triste .

J'aimerais tant lui dire que malgré tout, je l'aime . . .
Deux caractères si proches, deux têtes de mule, deux incroyables râleurs . . . C'est lui et moi, et deux caractères aussi forts, ça fait des étincelles . Il n'a pas toujours les bons réflexes, n'est pas toujours le père idéal, parfois un peu trop sévère, parfois un peu trop râleur, mais je l'aime quand même .

J'aimerais tant lui attraper le bras et l'obliger de rester ici . . .
Mais il est grand, il a sa vie, il se débrouille . Il a des amis, une copine, un appart, une voiture . . . Il manque juste sa famille, mais après tout chacun sa route . Il me manque, mais ce n'est pas à moi de décider . Je voudrais plus que tout qu'il soit heureux, mais parfois j'en doute, alors j'espère en silence . Je l'aime, même si on ne passe plus beaucoup de temps ensemble, même si, paraît-il, il a un caractère de cochon et est totalement irresponsable . Tant pis . Je l'aime .
Je n'irai pas loin avec tout ça . Mais ça fait du bien de l'écrire . Et puis . . .

Quand on veut, on peut !

# Posté le vendredi 10 avril 2009 13:31

Modifié le vendredi 10 avril 2009 13:56

Un autre monde .

Un autre monde .
Et j'ai froid . Si froid . Pourtant j'ai vérifié . La température frôle les dix-huit degrés . Pourtant j'ai rajouté ce pull énorme, cette doudoune réconfortante . Mais le fait est que j'ai froid . Bientôt trois heures que je suis assise sur cette chaise incorfortable, à lire un texte merveilleux sur un écran trop clair, dans une pièce trop sombre . Mon corps était immobile, ne bougeant que pour faire défiler le merveilleux texte . Il fait froid, trop froid, je devrais cesser de m'imaginer à leurs côtés .
Transportée dans un état second . Comme l'autre fois, où je me suis croisée dans le miroir, et où j'ai sursauté . Comme l'autre fois, où mes yeux étaient rouges, ma peau transie par le froid, à nouveau . Un état second, léthargique, un état tellement doux et inoffensif . Je peux ainsi mettre de l'ordre dans mes pensées tout en ne souffrant pas . C'est si rare . Comme si j'étais . . . Détachée .
Et je vois . Pour une fois, tout est clair . Et je suis calme . Même pas énervée . Cet état me fait peur . Proche de la mort, de la fatigue . Lassitude . Ce soir, en me plongeant dans mes draps, je serai plus adulte qu'enfant, plus zombie qu'humaine . Mais ça fait du bien . Je respire enfin . Comme si je prenais une pause sur la vie .
Mes traits doivent être tirés . Durs . Mes cernes profondes . Mes mains glacées . Ma voix rauque .
Un bruit . Je sursaute . Ce n'est que maman, qui rentre . Je suis sérieuse, pour une fois . Dans un autre monde . C'est tellement doux . Facile, comme la mort . Mais ce n'est pas la vie . Alors j'efface cet état léthargique pour souffrir à nouveau, mais pour redevenir moi-même .
Comme la vie est étrange .
Impossible de mettre un mot sur ça .
Impossible d'être plus claire . . .

# Posté le mercredi 08 avril 2009 15:35